Belle-mère, que faire de votre colère ?

J’ai envie de vous parler de la colère aujourd’hui, car je sais que c’est une émotion difficile pour 100% des belles-mères qui m’ont déjà contactée ! Les situations qui font naître des colères chez les belles-mères sont si nombreuses… Elles expriment un manque de reconnaissance, de respect, de considération, de réciprocité. Une difficulté profonde à comprendre, leur conjoint, leurs beaux-enfants ou encore la mère de leurs beaux enfants. Un sentiment de profonde injustice et d’insécurité sur bien des sujets. Elles se donnent souvent plus que ce que leurs limites ne peuvent le supporter, la colère vient alors comme un mécanisme de survie. Alors, belle-mère, que faire de votre colère?

Belle-mère, que faire de votre colère ?

J’ai envie de vous parler de la colère aujourd’hui, car je sais que c’est une émotion difficile pour 100% des belles-mères qui m’ont déjà contactée !

Les situations qui font naître des colères chez les belles-mères sont si nombreuses…

Elles expriment un manque de reconnaissance, de respect, de considération, de réciprocité.
Une difficulté profonde à comprendre, leur conjoint, leurs beaux-enfants ou encore la mère de leurs beaux enfants.
Un sentiment de profonde injustice et d’insécurité sur bien des sujets.
Elles se donnent souvent plus que ce que leurs limites ne peuvent le supporter, la colère vient alors comme un mécanisme de survie.

Certaines l’enfouissent derrière une profonde tristesse, une fatigue, une honte, une culpabilité.

D’autres l’extériorisent vivement. Elles se sentent, sur le coup, soulagée de décharger leur rage, mais bien vite, elles s’aperçoivent que ça ne règle en rien leurs problèmes.

Elles se retrouvent parfois enlisées, comme dans des sables mouvants, dans une colère qui les envahit. Elles l’alimentent, espérant s’en sortir, mais plus elles s’agitent et plus elles s’enlisent.

Puis parfois, elles alternent entre ces deux façons de vivre la colère. Dans les deux cas, elles s’épuisent.

Parfois, certaines colères sont aussi exprimées au mauvais endroit, à la mauvaise personne.

C’est le cas quand une colère est exprimée et éclate contre un enfant, alors que c’est plutôt le conjoint qui en est la cible.

Ou encore, quand la journée a été difficile au travail, mais qu’en rentrant, la colère éclate sur les gens que l’on aime et qui n’ont absolument rien à voir avec cette colère.

C’est bien dommage, car la colère est une formidable émotion, une émotion qui a sauvé certains peuples de l’esclavagisme, qui protège d’abus, de violence, d’injustice.

C’est bien dommage, car la colère est une formidable émotion, une émotion qui a sauvé certains peuples de l’esclavagisme, qui protège d’abus, de violence, d’injustice.

Personnellement c’est cette énergie de la colère qui m’a amené à cheminer pour laisser tomber la sécurité de mon travail d’éducatrice spécialisée pour accompagner des belles-mères en difficulté.
C’est cette énergie je crois, qui aujourd’hui encore, me donne l’envie de faire bouger l’image de la belle-mère dans notre société.

Alors, allons voir un peu plus près qui est cette colère ?

« Qui est » la colère ?

La colère est une émotion bien mal aimée. Tout petit on nous apprend à la réprimer !

« Arrête ta crise »

« Non mais tu as vu dans quel état tu te mets ? »

Le cerveau d’un enfant est fortement immature, jusqu’à 6 ans environ. Son cerveau n’a pas la capacité de ne pas se laisser déborder par ses émotions.
Il apprend à les repérer mais ne sait pas quoi en faire, ni comment les apprivoiser.
Certains appellent alors ça « des caprices ».
L’interprétation que l’on fait de la colère des autres a une importance primordiale dans la manière que l’on va avoir de l’accueillir, de l’accompagner, de la rediriger.

L’enfant ne sait pas que ses émotions sont comme des alarmes clignotantes sur un tableau de bord d’une voiture, lui indiquant que des besoins à lui ne sont pas nourris.

Tout petit, bien souvent, on lui apprend malheureusement que cette émotion de colère est « mauvaise », dangereuse, honteuse.

 Bien des adultes, ne réalisent pas non plus qu’une colère qui apparaît, c’est un voyant qui s’allume. Si on ne l’écoute pas, si on ne s’en occupe pas, la colère va continuer voire s’amplifier. On risque le crash, la panne sèche, la surchauffe et la casse moteur.

« Tu te prends pour qui ? »

« Ça va pas non ? »

On confond alors deux choses importantes : la colère et la violence.

La colère, est différente des conséquences de cette colère si elle n’est pas utilisée, accueillie et accompagnée de manière écologique,  

C’est une émotion, certes désagréable, mais positive, comme toutes les émotions. 

La violence, n’est pas la colère, la violence c’est ce qui en découle lorsque l’on s’occupe mal de cette colère qui est dangereuse, délétère, et qui fait mal.

Il ne s’agit donc pas de réprimer, d’étouffer la colère, mais plutôt de lui rendre son titre de noblesse, de comprendre sa richesse.  C’est la violence qui en découle qu’il faut apprendre à contrôler, à éviter, à réprimer parfois.

La colère, refoulée, étouffée, enfermée, finit toujours par exploser vers l’extérieur ou imploser à l’intérieur de nous.

J’aime à comparer la colère à du feu.

Le feu est une richesse, pour nous les Hommes. Il est la source de vie et d’énergie, Il fait pousser les plantes qui nous nourrissent, il nous réchauffe et on fête son retour…
Mais mal utilisé, mal connu, mal compris, il est destructeur.

La douceur des hérissons

L’idée serait donc de dire : « J’accepte ton(mon) émotion, je refuse ce comportement-là, apprenons à exprimer cette colère autrement, à voir ce qu’elle te (me) dit de toi (moi) et de tes(mes) besoins. Essayons de voir comment tu (je) pourrais remplir tes (mes) besoins afin d’apaiser ta (ma) colère et qu’elle ne se transforme pas en violence ».

Mais les difficultés de compréhension, de regard, sur cette colère, ne s’arrêtent pas là.
Nous oublions de différencier le déclencheur de notre colère avec les causes de notre colère.

En effet : ce n’est pas ce que font les autres (beaux-enfants, ex, conjoint…) qui est la cause de notre colère, mais ce qui s’agite en nous, en réaction à quelque chose que les autres font.

Ils ne sont que les déclencheurs de la colère, pas la cause ! 

Différencier la cause du déclencheur est essentiel pour changer de regard sur la colère et la transformer en quelque chose de positif pour nous.

Ce n’est que par ce changement de point de vue que l’on peut enfin utiliser l’énergie de la colère pour nous et non plus contre nous ou les autres.

Ainsi, pour Marshall ROSENBERG :

« La colère est un cadeau qui nous donne l’occasion d’identifier nos besoins insatisfaits qui sont la cause de cette réaction ».

M.B ROSENBERG

La colère, un cadeau ?

Et oui ! La colère est un cadeau que votre corps vous fait. Un cadeau qui vous permet de voir, qu’en vous, il y a des besoins qui ne sont pas satisfaits et qui mériteraient d’avoir votre attention.

Il est parfois conseillé de chercher à évacuer la colère, de la décharger.

C’est en effet quelque chose que je peux moi-même proposer quand vraiment c’est intense, puissant, envahissant et qu’il y a danger qu’elle évolue en violence.

Il ne s’agit alors pas de simplement exprimer la colère, mais bien de la décharger, dans le sens de décharger comme on décharge une pile de son énergie (comme en faisant du sport).

Le risque d’une expression de la colère via une décharge qui ne vise pas à « vider la pile »  c’est de encore plus exciter le cerveau qu’avant et soit ça peut se transformer en fureur soit ça va rester dans le corps (via la catécholamine qui est libérée par l’amygdale situé dans notre cerveau).

Mais il y a des manières de décharger. Les manières que l’on utilise se fixent dans notre cerveau, les mots que l’on utilise ont un impact sur notre cerveau et notre équilibre. Il est donc important d’apprendre à ne pas évacuer notre colère avec une habitude de décharger la colère par de la violence.

M.B Rosenberg déconseille alors d’apprendre aux enfants à décharger dans un coussin.

Il existe en effet d’autres moyens de décharger une colère de manière plus neutre, le plus important de la démarche est surtout de TRANSFORMER cette formidable énergie en quelque chose d’utile pour nous, de comprendre l’origine de cette colère.

Dans les premiers temps de mon accompagnement, certaines belles-mères ont besoin de « lâcher » tout ce qu’elles ont contenu, toutes leurs colères enfermées dans leurs cocottes-minutes.

Insultes envers l’ex, envers les beaux-enfants, crachats de rage semblent les soulager.
Ce soulagement n’est que passager, il ne sert qu’à enlever la compression faite dans cette cocotte-minute.
Je crois qu’il est important, pour son propre équilibre personnel, de ne pas passer sa vie à ne faire que de relâcher la pression que l’on accumule dans la cocotte par des décharges puissantes de violence.

Bien que cela apporte un soulagement momentané, une impression de reprendre le pouvoir, d’être acteur plutôt qu’objet de la situation, cela n’apporte (aucune solution à long terme à votre vécu personnel) aucune porte de sortie à un vécu difficile.

Il a été montré *[1] que le fait d’utiliser des mots à connotation négative va faire appel à des parties du cerveau comme l’amygdale qui va activer le mode survie (en lien avec notre cerveau reptilien, celui dit aussi cerveau primitif, archaïque et primaire, qui aurait environ 400 millions d’années). Cette partie du cerveau nous fait alors réagir sous trois modes : l’attaque, la fuite ou l’inhibition. 

A contrario, lorsque l’on utilise des mots à connotation positive, on va faire appel au centre de motivation néolimbique et au centre préfrontal.
Ça veut dire quoi ?  Cela veut dire que ça va faciliter un passage à l’action, cela peut même créer de nouveaux circuits dans notre cerveau !

Ces circuits peuvent aller jusqu’à modifier la perception de soi, et des autres.

Je fais donc le choix et j’invite à accompagner la colère pour la TRANSFORMER, la rendre utile.
Puisque tout être humain aspire à la paix, l’harmonie, la sérénité, aucun être humain n’aime ressentir ces sentiments de rage.

Même s’il est vrai que, à chaque fois que nous voulons éliminer quelque chose, un comportement qui nous dérange par exemple, la violence semble plus attirante, elle n’est pas la plus épanouissante.

(1) Andrew Newberg (neuroscientifique de l’Université Thomas Jefferson), et Mark Robert Waldman (expert en communication), ont collaboré au livre «Words Can Change Your Brain» ( Les Mots peuvent changer votre cerveau, traduit en français par la “clé de la communication” ), leur travail a contribué à populariser les recherches scientifiques sur le pouvoir des mots dans la structuration de notre cerveau.

Comment faire pour transformer/utiliser la colère ?

J’ai toujours envie de répondre que, à chaque problème sa solution, à chaque situation devrait être apportée une réponse individuelle.

Cependant, il est tout de même possible de vous donner quelques éclairages sur le sujet.

1- L’importance de la respiration

Lorsque vous êtes en colère, votre cœur produit de l’adrénaline qui augmente votre rythme cardiaque, c’est très utile si vous devez prendre la fuite. Respirer profondément permet de calmer votre rythme cardiaque et donc le taux d’adrénaline.

Je propose aux personnes que j’accompagne de découvrir la cohérence cardiaque. C’est une méthode respiratoire permettant de réguler le rythme cardiaque, un « régulateur émotionnelle ».

La fréquence la plus connu est recommandé est celle appelé 365 :

3 fois par jour
6 respirations par minutes
(pendant) 5 minutes.

En d’autres termes, vous respirez pendant 5 secondes en inspire et 5 secondes en expire pendant 5 minutes. A faire 3 fois par jour et en cas de difficultés émotionnelles.

2- Prendre de la hauteur avec la Communication Non Violente (CNV)

M.B Rosenberg a travaillé sur le sujet et il évoque 3 étapes dans la gestion de la colère en CNV (Communication Non Violente) que je trouve intéressante. Celles-ci permettent de prendre de la hauteur sur les évènements et de changer de points de vues.

  1. Identifier le déclencheur de notre colère, sans le confondre avec notre évaluation de la situation.

C’est en effet la première étape essentielle à la transformation de notre colère. Ne pas confondre le déclencheur et la cause de notre colère.
C’est un travail difficile, car nous avons été pour la plupart éduqués, habitués ainsi.

On a donc tendance à dire des « TU » qui « Tue ».

« Ça m’énerve quand TU ne m’écoutes pas »

« Ça me met en colère quand TU me parles mal »

On fait comprendre à l’autre que SON comportement influe directement sur le nôtre, dans l’espoir de le « manipuler » afin d’obtenir un changement.

Le déclencheur est pour nous le comportement de l’autre, on en est persuadé.

Je sais que, certaines belles-mères sautent au plafond et s’insurgent en entendant ça, « NON mais c’est de SA faute en même temps si JE suis comme ça ».

Elles adoptent un mécanisme de défense que j’ai moi-même longtemps adopté avant de comprendre que, en sortir, changer de point de vue, serait la clé de mon apaisement !

Alors je continue mon cheminement…

La cause n’est pas l’autre, mais est ce qui se passe EN NOUS.

La preuve en est que pour une même situation une belle-mère va être hors d’elle, alors qu’une autre ne ressentira pas de la colère…

C’est bien que ça parle de nous, et juste de nous cette colère, pas de l’autre.

La première étape de la CNV consiste donc à identifier le déclencheur de notre émotion et à le distinguer de notre propre évaluation, de notre manière de voir le monde.

Ce n’est pas le fait que votre belle-fille vous dise Ô combien sa mère lui semble meilleure que vous qui est la source de votre colère, mais vos besoins insatisfaits de sécurité, d’amour, de confiance, de considération.

Ce n’est pas le fait que votre conjoint prenne des décisions avec son ex sans vous consulter qui est la source de votre colère, mais vos besoins non satisfaits de considération, d’existence, de confiance, de contrôle sur votre vie…etc

Ce n’est pas le fait que la mère de vos beaux-enfants vous insulte qui est la cause de votre colère, mais vos besoins non satisfaits de respect, de considération, de sécurité…

2. Identifier l’image ou le jugement source de notre colère.

Ensuite, il est important de se souvenir que ce sont NOS jugements qui sont à la source de notre colère.

C’est pourquoi lorsque votre colère monte, vous pouvez mémoriser cette phrase :

« Je me sens***** parce que JE pense certaines choses qui présument que l’autre agit mal »

Si l’on reprend l’exemple cité plus haut d’une belle-fille qui parle de sa maman et expliquant à sa belle-mère qu’elle fait mieux qu’elle :

La belle-mère peut être en colère car elle pense que sa belle-fille agit contre elle, pour l’attaquer, elle pense que c’est injuste.

Si toutefois on s’extrait de tout jugement, il est possible pour la belle-mère d’accéder aux besoins de sa belle-fille qui l’ont poussée à parler ainsi à sa belle-mère.

Dans l’exemple auquel je pense, la belle-fille avait besoin de compréhension de la place de sa belle-mère, besoin de sécurité aussi. Par cette phrase qui pourrait sembler anodine, elle exprime plusieurs choses : qu’elle met en rivalité sa mère et sa belle-mère, en les comparant, elle a donc besoin de comprendre que ce sont deux personnes différentes, qu’il n’y a aucune comparaison à faire sur les personnes et sur leur place qui sont elles aussi bien différentes.

Elle a aussi besoin d’être sécurisée sur le fait qu’elle peut aimer sa mère ET sa belle-mère et qu’elle a aussi le droit d’exprimer ses émotions, ses sentiments, sans jugement.

On voit donc que de penser que la belle-fille attaquait la belle-mère est juste un jugement, un jugement qui, à part créer une colère, n’amène aucun changement.

Je ne dis pas ici qu’il ne faut pas ressentir de la colère.

Je dis que cette colère prend racine dans nos jugements et que de nous séparer de nos jugements aide souvent à avoir un regard plus apaisé et intéressant sur les situations.

3- Remplacer cette image porteuse de jugement par le besoin qu’elle exprime. En d’autres termes, porter notre attention sur le besoin qui se cache derrière le jugement.

Les jugements que nous avons sur les autres sont toujours une manière très maladroite d’exprimer nos besoins insatisfaits.

Le problème est que, plus nous critiquons, plus nous nous éloignons de la satisfaction de nos besoins, car nous provoquons systématiquement chez l’autre (sauf pour quelqu’un qui a fait un travail sur lui et sur ses émotions et besoins) une réaction de défense, d’attaque ou d’inhibition.

Par conséquent, nous ne récoltons que des tensions et une absence totale de coopération.

Si l’autre fait ce que nous lui demandons, ce sera par peur d’être sanctionné, culpabilisé, jugé ou par honte… alors que le but serait plutôt de déclencher de l’empathie, une envie de connexion, de respect.

En conséquence il est donc bien plus efficace pour tout le monde de chercher à se connecter à nos besoins, plutôt que de mettre son focus sur l’autre et de l’acculer.

L’étape suivante sera donc d’exprimer nos besoins insatisfaits, en exprimant une demande, sachant qu’une demande n’est pas une exigence.

Il ne s’agit pas de forcer la personne, lorsque quelqu’un fait quelque chose à contre-cœur, on en paie toujours le prix. M. Rosenberg dit

« S’il te plaît, donne-moi ce que tu m’offres seulement si tu peux le faire avec la joie d’un enfant qui va nourrir les canards affamés.
S’il te plaît, ne me donne pas, s’il y a en toi le moindre sentiment de peur, de culpabilité ou de honte et, s’il te plaît, ne me donne pas s’il y avait, en toi, le plus petit désir d’acheter mon amour de cette façon. »

La CNV nous apprend à le faire. Je vous conseille d’ailleurs de lire : « Les mots sont des fenêtres (ou bien des murs) ».

Nous n’avons pas été habitué à repérer et verbaliser nos besoins, nous les confondons souvent. Je vous livre donc à la fin de cet article une affiche que je partage avec les personnes que j’accompagne afin de les aider à repérer leurs besoins.

Si cette méthode vous intéresse vous pouvez aussi aller plus loin en apprenant à verbaliser vos besoins avec la CNV.

Et quand on n’arrive pas à rester maître Yoda ?

Bien sûr tout cela peut parfois faire sourire… Peut-on toujours réagir avec réflexion ? Sagesse? Avec des mots?

Ne va-t-on pas perdre notre authenticité et devenir des robots ?

Mon texte n’a pas pour vocation de vous faire penser que l’on peut toujours rester comme maître Yoda !

Il n’a pas non plus pour vocation de vous dire que la colère est une émotion dont on doit se débarrasser et que l’on n’a pas le droit d’être en colère !

En fait, il a pour objectif plutôt de vous inviter à la transformer, à l’utiliser comme énergie qui vous rendra la vie plus belle, et non comme une énergie destructrice, contre vous ou contre les autres.

Pour finir, dites-vous une chose :  parfois, l’émotion a juste besoin de passer, mais pas uniquement par le mental, l’émotion a besoin de passer par le corps .

 parfois, l’émotion a juste besoin de passer, mais pas uniquement par le mental, l’émotion a besoin de passer par le corps .

La douceur des hérissons

C’est un peu comme quand vous avez une énorme peur, votre corps tremble, ce tremblement est utile pour faire passer l’émotion.

Certaines émotions sont en vous depuis très longtemps, elles sont réactivées par des situations actuelles, parfois elles n’ont pas été écoutées toute de suite et elles persistent.

Parfois encore, l’émotion est tellement forte qu’elle ne peut pas sortir uniquement par le biais du mental, le corps doit l’évacuer aussi.

C’est qu’elles ont besoin de sortir par le corps.

Ça veut dire quoi « sortir l’émotion par le corps » ?

Ça veut dire écouter son corps et sortir l’émotion par lui, jusqu’à se sentir apaisée.

Il y a plusieurs stades à la colère, allant de l’orange, au rouge, au rouge vif, au noir … (pour donner une idée de l’intensité).

A chaque stade vous pouvez trouver VOS solutions pour sortir l’émotion par le corps.

Des idées :

– Respirer lentement en soufflant très fort

– Utiliser la cohérence cardiaque

– Faire un câlin à quelqu’un à un animal ou même un arbre

– Battre des bras comme si vous vouliez vous envoler

– Taper des pieds rapidement et fortement

– Faire le tigre, rugir, griffer, hurler…

– Cracher sa colère à terre, la jeter à terre

– Faire du sport

– Faire le gorille : bomber le torse, crier et taper des poings sur le torse

– Fermer les yeux, sauter sur place, respirer très fort et très vite, battre des mains, des pieds jusqu’à épuisement.

– Aller couper du bois en criant

– Jeter des cailloux dans l’eau

Cela demande de s’extraire de son propre regard « je suis ridicule » « c’est n’importe quoi » « ça ne se fait pas »…

S’isoler dans un endroit où l’on se sent en sécurité, coupée du regard des autres.

Lâcher prise et se laisser aller à ce que l’on a de plus instinctif en nous… notre corps sait ce qu’il faut faire si on l’écoute et que l’on ne se préoccupe ni de notre regard ni de celui des autres.

Si vous ressentez encore de l’agacement, allez dans cet agacement et continuez «j’en peux plus d’être encore agacée, ça ne marche pas…. ». Tapez des pieds… continuez jusqu’à ce que tout soit sorti!

Vous pouvez faire la même chose avec la tristesse ou la peur en trouvant des solutions adaptées à chaque émotion.

Les émotions ont parfois juste besoin de passer, les sortir sainement, sans attaquer personne, pour retrouver ses ressources et sa pleine capacité à trouver des solutions à nos problèmes.

Parfois, ça prend du temps. Ne vous découragez pas.

Accueillir la colère de l’autre

Petit préambule rapide:
Je parle bien ici d’accueillir la colère, PAS la violence ! La violence ne s’accueille pas, la violence ne s’accepte pas, la violence est à stopper et il est important de savoir se protéger de la violence (physique et/ou verbale). Il existe d’ailleurs un numéro gratuit et anonyme pour les femmes victimes de violence: Violence femme info 3919.

Toute colère est « entendable », sans aucun jugement, c’est une émotion et comme toute émotion, elle ne se contrôle pas.

La violence par contre, quelle qu’elle soit, que ce soit de la violence physique : coup, rapport de force physique, usage de la force, ou psychologiques : humiliation, manipulation, culpabilisation, jugements… etc doit être stoppée en précisant que la colère qui se cache derrière a une place, a une importance, mais que la violence n’est pas une solution acceptable et efficace pour l’exprimer.

Lorsque quelqu’un exprime une colère, il peut être utile de se rappeler que cette colère parle de lui/elle, pas de nous !

Au pire, notre comportement a été un déclencheur, mais nous n’en sommes pas la cause. La cause, ce sont ses besoins non satisfaits.

Avant donc de se sentir attaquée, jugée, nous pouvons chercher de quel besoin la personne en face essaie de nous parler.

Les personnes que j’accompagne sont parfois très surprises de voir la magie de l’accueil de la colère de l’autre, en repérant les besoins de l’autre. Des situations qui étaient bloquées, depuis parfois des années, se débloquent par l’accueil réel de cette colère.

Accueillir, c’est donc entendre la colère de l’autre, sans s’en sentir responsable. C’est ne pas la juger.
Puis, c’est verbaliser/comprendre/entendre les besoins de l’autre.
Pour finir, si nous en avons envie, nous pouvons demander à l’autre ce que l’on pourrait faire pour l’aider à satisfaire ses besoins.

C’est bien sûr quelque chose que nous pouvons aussi faire pour nous-même.

La légende des deux loups :

Pour terminer je voulais vous partager la légende des 2 loups :

« Un jour un petit garçon qui avait eu des difficultés avec un copain de sa tribu était partagé entre se venger et décharger sur ce copain ou avoir de l’empathie envers lui.
Il demanda alors à son grand père pourquoi il ressentait ce déchirement intérieur entre vengeance et empathie.

Son grand père lui expliqua qu’à l’intérieur de lui il existe deux loups : celui de l’agressivité et la violence, et celui de l’empathie et la compassion.

Que c’est donc ces loups qui le poussaient aux actions.

Le petit garçon lui demanda : “Alors, que se passerait-il si ces loups se battent ? Lequel gagnerait ?”

Le grand père lui répond : celui qui aura été nourri … »

Les mots nourrissent nos pensées, ont une influence sur notre comportement. A nous donc de choisir quel genre de pensées nous voulons alimenter.

Et parce que parfois la théorie ne suffit pas, mon travail c’est aussi de vous accompagner dans vos difficultés, vous apporter l’empathie dont vous avez besoin pour vous comprendre, comprendre vos besoins et comprendre les personnes qui vous entourent.
Parce que parfois, une colère a aussi besoin de trouver une oreille attentive pour être comprise et accompagné.

Mon accompagnement c’est de vous aider à transformer vos colères, en énergie positive pour vous. 

Et en tant que belle-mère, les déclencheurs d’une colère peuvent être nombreux et très douloureux.

J’espère que cet article vous aura aidé… si oui n’hésitez pas à liker, partager, commenter. 

© La douceur des herissons – accompagnement familial pour belles-mères en difficulté / familles recomposées
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