C’est quoi une belle-mère ?

C’est celle que l’on appelle ainsi, non pas pour leur dire qu’elles sont belles et encore moins pour leur dire qu’elles sont mères.

C’est celle qui s’occupent des enfants de l’homme qu’elles aiment, qu’ils ont eus avec une autre femme ; une ex avec laquelle elle devra apprendre à vivre.

C’est celle qui parfois leur fait à manger, s’occupe de leur linge, de leurs devoirs.

Celle qui écoute leurs larmes, leurs peurs, leurs colères, qui est là lorsqu’ils sont malades, qui fait attention à leur sécurité, à leur bien-être.

C’est celle qui se réveille lorsqu’ils font des cauchemars.

Celle qui prend ses vacances en fonction d’eux, qui change son quotidien pour eux.

Celle qui va les chercher à l’école, les amène à leurs activités. C’est celle à qui, pourtant, on rappelle sans cesse qu’elle n’est pas la mère. Celle à qui on dit « aime-les comme tes propres enfants » tout en leur disant « tu n’es pas leur mère quand même ».

C’est celle que l’on appelle, la deuxième, la vilaine, la garce, la salope, la pute ou encore la conasse.

Celle qui mange des pâtes en attendant avec angoisse les jugements et qui vomit et bannit les avocats de son régime alimentaire. C’est celle que parfois l’on rejette, que l’on rabaisse ou humilie. Celle que la société ne reconnaît pas, qui ne retire que peu de valorisation.

C’est aussi celle qui ne se sent plus chez elle, qui se cache, qui se tait, qui pleure en silence.

Celle qui a appris à vivre autour d’un calendrier, qui connaît l’importance des semaines paires et impaires.

C’est celle qui voit poindre en elle une dose de stress poignante lorsque le téléphone sonne.

C’est aussi celle qui sait qu’une simple chaussette oubliée peut déclencher une guerre dont elle ne veut plus faire partie.

Celle qui aime mais qui a peur d’aimer.

Celle qui connaît l’angoisse de voir venir les vacances et les week-ends ou leur fin. Celle aussi qui pleure, qui s’inquiète et qui pense à ses beaux-enfants comme si c’était les siens.

Celle qui accueille la tristesse, la colère et la peur de leur homme, qui les accompagne dans leur rôle de père même si elle n’a parfois aucun retour. C’est celle qui ne sent pas toujours respectée, reconnue, considérée, entendue.

C’est aussi celle qui est fière de sa famille recomposée, celle qui vie des bons moments en famille et qui donne sans compter.

A toutes celles-là qui peut être ne sont qu’une seule et même femme parfois : Tu es importante, ton rôle représente ce qu’il y a de beau dans une mère : donner sans forcément recevoir mais donner quand même. C’est peut-être pour ça que l’on t’appelle belle-mère.

Il existe probablement de vraies marâtres, des femmes voulant le mal des enfants, comme il existe des mères qui font du mal à leurs propres enfants d’ailleurs.

Moi, je n’en ai jamais rencontré. Les femmes que j’accompagne font de leur mieux, chaque jour, elles appellent à l’aide et viennent me voir parfois à bout de souffle.

Alors à ceux qui les jugent, les rabaissent, les critiquent ; à ceux qui ne les comprennent pas, elles ne vous demandent pas de comprendre : La complexité et les enjeux sont difficiles à saisir lorsqu’on ne les vit pas.

Elles aspirent juste à ne pas être jugées. Si tu es fatiguée, si tu es stressée par cette vie, si tu ne te sens pas comprise, entendue, respectée, alors je peux peut-être t’aider, à retrouver l’équilibre, la sérénité, la fierté d’être à cette place finalement si unique dans une vie. Cette place qui peut nous faire passer de la douleur à la douceur, de la fragilité à la force, de l’angoisse à la sérénité.

Et toi quelle belle-mère es-tu ?

 

Ce texte, je l’ai écrit il y a plus d’un an et j’ai eu l’envie de lui donner vie. Pour cela j’ai demandé à des belles-mères de bien vouloir lui prêter leur voix. Beaucoup ont répondu présentes et je les en remercie. ( vidéo ci-dessous)

Grâce à elles cette vidéo est née, j’espère que celle-ci pourra permettre de faire connaître au plus grand nombre le monde de la “belle-mérité”, parfois doux, parfois rude, multiple et varié.

 Encore merci à : Mathilde Maingot, Aurore Leuba , Anaïs, Jen, Elivation, Céline, Delphine , Lucile Shauner, Lucile Génie , Boo, Alexandra Pinel, Alice, Morgane Witternawer, Camille Noury , Lou, Eva Albert.

 Depuis que j’ai créé “La douceur des hérissons” je fais de très belles rencontres, merci d’avoir participé en m’envoyant votre voix . J’ai été très touchée par vos mots et par le temps que vous m’avez accordé. 

 

© La douceur des herissons – accompagnement familial pour belles-mères en difficulté / familles recomposées
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